J’assistais l’an dernier à une convention dont le thème était comment sortir de la crise?. L’un des intervenants s’en sortait par une pirouette en affirmant qu’en période de crise la patience avait du bon : on finit toujours par avoir de bons morceaux de musique. Et d’affirmer que les Beatles n’avaient jamais été aussi bons qu’après le choc pétrolier… Je ne m’y connais pas assez en Beatles. Par contre maintenant j’attends avec impatience la sortie du prochain album de Radiohead…
La grande nouvelle qui a secoué l’univers médiatique de cette fin de semaine est l’annonce du grand retour du roi de la pop pour une dizaine de concerts à Londres. Après quelques années d’absence et un procès interminable, le vieux Michael décide de revenir prêcher la bonne parole musicale.
C’est pas la peine de faire cette tête. Moi non plus je suis pas content. Le week-end dernier, un peu malgré moi, je suis allé voir le dernier film de Clint Eastwood. Une expérience douloureuse parce que Gran Torino m’a plongé dans un ennui dont mes orteils n’ont même pas senti le fond.
Cette référence clairement biblique a le don de me renvoyer à des instants pas toujours très drôles (encore que) de ma vie passés à l’église locale pour répéter la chorégraphie des communiants. Je suis renvoyé à ces moments interminables où j’observais les mamies de la chorale rivaliser dans les aigües afin de gagner les faveurs d’un guitariste barbu (il était marié pourtant le coquin). Derrière les sourires édentés et les haleines qui sentent bon la tombe, se cachait en fait un nid de vipères qui n’hésitaient pas à prendre ensemble le thé l’après-midi tout en élaborant des stratégies koh-lantesques afin de se rapprocher toujours un peu plus près du presbytère.

