Mes parents faisaient partie de la génération Pompidou, celle qui va bosser et qui condamne les soixante-huitards des beaux quartiers. Mes parents pensaient qu’un musée en l’honneur de Pompidou mérite bien sa place à Beaubourg.
Moi je fais partie d’une génération plus cynique, qui a entendu parler des trente glorieuses sans jamais les connaitre. On nous avait promis du changement, tout ce qu’on a eu ça a été Pierre Mauroy. On m’a fait avaler des couleuvres toute ma jeunesse. Alors j’ai pas de problème pour dire que je suis plutôt de la génération désenchantée. Quand Mylène Farmer a sorti son tube en 1991 je me souviens j’avais la vingtaine. J’étais persuadé que tout était chaos.







