Je crois qu’on peut dire que tout a commencé dans le métro.
J’étais tout simplement assis en face d’un gros renoi visiblement en rogne.

En rogne contre quoi? Je n’en savais foutre rien.Et j’allais pas le lui demander. Le gaillard n’avait pas l’air commode. Par ailleurs je ne parle pas l’Africain. Mais il avait visiblement les nerfs en pelote comme disent les grands mères.
C’est en prenant un peu de recul que je me suis rendu compte que le wagon entier tirait la tronche. Puis en apercevant mon reflet dans la vitre, je me rendis compte que moi aussi je faisais la gueule. J’étais parfaitement à ma place dans ce wagon. En réalité, je ne m’étais jamais aussi senti à ma place quelque part. I was part of this world.
Une fois à la maison je me suis dit que c’était l’occasion rêvée de me faire une auto-consultation.
Lire la suite ‘Le monologue des testicules’